"Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais leurs jugements sur les choses" - Epictète
"Ce ne sont pas les choses qui troublent les hommes, mais leurs jugements sur les choses" - Epictète

PNL des Monthy Pytons

La scène la plus mémorable de La vie de Brian des Monty Python est sans nul doute lorsque notre héros se fait surprendre la nuit par une patrouille romaine en train de graffiter un mur avec un slogan dans un latin sommaire invitant l’oppresseur à retourner dans son pays. S’en suit une réprimande du centurion, lequel donne au rebelle une magistrale et cuisante leçon de conjugaison. Puni, Brian devra recopier l’énoncé correct 100 fois avant le coucher du soleil sous peine de se voir désolidarisé de ses attributs virils. Voilà donc notre Brian réduit à couvrir tous les murs de la citadelle d'un «Romani ite domum» (Les Romains, dehors!) grammaticalement impeccable.

 

Que s’est-il donc passé? Une rupture du méta-modèle exposé Par Bandler et Grinder dans leur théorie de la programmation neurolinguistique (PNL). Ce méta-modèle de programmation repose sur l’idée que le système de représentations et de croyances d’un sujet, ici Brian ou le Centurion, influe sur ses faits de langage et inversement. Il y a rupture du méta-modèle lorsque l’expression marque une faille par rapport à son mobile explicite. En l’occurrence, cette rupture ou cette faille s’observe  autant dans l’expression hésitante de Brian qu’à travers la causalité absurde des comportements induits chez le Centurion.

 

Ainsi, lorsque Brian entend faire savoir aux Romains «sa façon de penser», ce qui est en jeux n’est plus «ce qu’il pense», mais «de quelle façon il pense».

Emerge alors une infra-pensée, souterraine et puissante, une pensée d’avant la pensée consciente qui la contient et dont cette dernière ne serait qu’une sorte d’écume résiduelle. Le film montre d’ailleurs que Brian agit plus pour être admis dans un groupe d’activistes que par intime conviction.

 

Inconsciemment, le Centurion sent l’inconséquence de Brian et requalifie son insubordination en allégeance à l’Empire. L’effectuation de son propre programme de représentations intensifie la rupture du méta-modèle initiée par Brian selon 3 axes logiques et complémentaires : l’omission, la distorsion et la généralisation. 

 

L’omission :

Le Centurion filtre l’expression de Brian pour n’en retenir que la maladresse grammaticale. Dans la mesure où Brian s’exprime en latin vulgaire, il ne peut plus être perçu comme un ennemi ou un danger, mais comme simple sujet, qui plus est barbare.

 

La distorsion :

Il s’agit là d’une transposition créative de la situation vécue. Le Centurion quitte son statut de guerrier réprimant l’insurgé pour celui du pédagogue soucieux des progrès scolaires d’un élève en difficulté (avec toutefois en référence l’âpre sévérité qui sévit dans les British High Schools). 

 

La généralisation :

Le processus consiste à détacher une expérience concrète de sa réalité immédiate pour la rattacher à une catégorie plus générale de l’entendement comme l’explique Kant dans sa Critique de la Raison Pure. Ce plateau en bois monté sur quatre pieds entrera par exemple dans la catégorie «tables». De même, pour ce bipède coiffé d’un casque à cimier, cet autre bipède vêtu de guenilles de peintre sera comme lui assimilé à la catégorie «Romains»,  quoique de classe inférieure, même s’il convient d’admettre que chacun de ces deux «Romains» considère l’autre comme vaguement étranger chez lui.

 

Dans son malheur, Brian s’en tire donc pour le mieux de cette mésaventure. De façon paradoxale, c’est en atteignant son objectif de départ bien au-delà de ses espérances qu’il parfait sa propre aliénation et travaille à son intégration dans la cité. Preuve que nos programmations inconscientes, souvent provocantes, ont toujours une visée protectrice cachée.

 

Imaginons un instant que Brian ait écrit sur le mur dans sa langue maternelle, indéchiffrable par le Centurion, un chaleureux «Hé, Bienvenue les romains!», il aurait été empalé sur le champ pour dégradation des biens communs de l’Empire. On ne rigolait pas du temps de Brian.

 

 

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